Congrès populaire coutumier Kanak (CPCK)

Présent depuis 2004 dans les réunions des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le Congrès Populaire Coutumier Kanak est une ONG kanak fondée en 1992, travaillant dans le domaine de la reconnaissance des droits des peuples autochtones, et, plus particulièrement, sur la résolution des conflits fonciers, de chefferies, de religion.

 

Concentré sur l’enjeu de la restitution des terres des Kanaks selon leur généalogie et leur coutume et en évitant les conflits, le CPCK a mis en place une stratégie consistant en l’établissement de cartographies prenant en considération l’histoire orale et la coutume. Cette stratégie est contraire à l’approche des autorités actuelles qui se basent sur d’autres critères.

 

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SECRETARIAT GENERAL DU CONGRES POPULAIRE

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Réunion d’information du CPCK, tribu de Gossanah, 2007
Réunion d’information du CPCK, tribu de Gossanah, 2007 (photo CPCK)

 

 

 

Déclaration des droits des peuples autochtones

Les Kanak jouissent de certaines protections internationales en tant que peuple autochtone, protections fixées dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La France a voté en faveur de cette Déclaration quand elle a été adoptée par l’Assemblée générale le 13 septembre 2007, comme l’a fait l’écrasante majorité des États Membres. Si le texte envisage essentiellement les droits des peuples autochtones dans les pays indépendants, les principes qu’il consacre s’appliquent avec autant de force à la Nouvelle-Calédonie, comme l’a reconnu le Gouvernement français.

L’article 26 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones confirme le lien fondamental qui existe entre les autochtones et les terres et les ressources qu’ils occupent ou utilisent traditionnellement.

 

ONU, Genève, 2013
ONU, Genève, 2013

 

Le peuple Kanak

Le peuple kanak souffre au quotidien d’une discrimination qui se situe dans la continuité de l’histoire coloniale du pays. Les indicateurs économiques et sociaux ne laissent aucun doute sur cette situation défavorable, que ce soit au niveau de l’éducation et de la formation, de l’emploi, du logement ou de la santé. Les politiques et actions mises en place par le gouvernement français, mais aussi par les institutions de Nouvelle-Calédonie, de même que les multinationales présentes sur le territoire, portent atteinte, de manière irréversible, à la culture, au mode de vie, à la santé physique, morale et sociale, des Kanaks.

 

Tribu de Gossanah, Ouvéa, 2013
Tribu de Gossanah, Ouvéa, 2013

 

Les revendications des Kanaks cherchent à remédier à cette discrimination, mais elles s’inscrivent également dans une volonté de préservation de la culture et de l’identité kanaks qui sont menacées par les stratégies d’assimilation actuelles. Les Kanaks s’interrogent sur la notion de “destin commun” mise en avant dans le préambule de l’Accord de Nouméa et sur leur place dans la société calédonienne de demain.

 

Dans ce cadre, les revendications foncières occupent une place centrale car, comme le dit Roger Cho dans le film, “rien ne se fait dans le ciel” et le retour des clans “dignitaires terriens” sur les terres de leurs ancêtres serait un signe fort de reconnaissance de la mémoire de ce peuple.

 

 

Tindu, Nouméa, 2013
Tindu, Nouméa, 2013

 

La Nouvelle-Calédonie

La France a pris possession de la Nouvelle-Calédonie en 1853. En 2014, cet archipel figure toujours sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser. A la suite des accords politiques de Matignon et de Nouméa, le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie a pris une forme originale.

 

Barge de chargement du nickel, Kaala-Gomen, 2013
Barge de chargement du nickel, Kaala-Gomen, 2013

 

Dans ce cadre, la revendication d’indépendance des Kanaks, qui avait conduit à des affrontements violents avec l’Etat français, a été remplacée par un certain nombre de compromis de part et d’autre visant à prévenir une guerre coloniale.

Actuellement, on ne parle plus de colonisation, sujet tabou, ni d’indépendance kanak, mais d’autodétermination. Ce changement de perspective apparaît parfois comme une manière d’ignorer les problèmes spécifiques des Kanaks. Les échéances des années à venir sont cruciales pour les habitants de l’archipel, les tensions sont palpables.

 

Complexe minier du Koniambo (SMSP) – Province Nord, 2013
Complexe minier du Koniambo (SMSP) – Province Nord, 2013