Le peuple Kanak

Le peuple kanak souffre au quotidien d’une discrimination qui se situe dans la continuité de l’histoire coloniale du pays. Les indicateurs économiques et sociaux ne laissent aucun doute sur cette situation défavorable, que ce soit au niveau de l’éducation et de la formation, de l’emploi, du logement ou de la santé. Les politiques et actions mises en place par le gouvernement français, mais aussi par les institutions de Nouvelle-Calédonie, de même que les multinationales présentes sur le territoire, portent atteinte, de manière irréversible, à la culture, au mode de vie, à la santé physique, morale et sociale, des Kanaks.

 

Tribu de Gossanah, Ouvéa, 2013
Tribu de Gossanah, Ouvéa, 2013

 

Les revendications des Kanaks cherchent à remédier à cette discrimination, mais elles s’inscrivent également dans une volonté de préservation de la culture et de l’identité kanaks qui sont menacées par les stratégies d’assimilation actuelles. Les Kanaks s’interrogent sur la notion de “destin commun” mise en avant dans le préambule de l’Accord de Nouméa et sur leur place dans la société calédonienne de demain.

 

Dans ce cadre, les revendications foncières occupent une place centrale car, comme le dit Roger Cho dans le film, “rien ne se fait dans le ciel” et le retour des clans “dignitaires terriens” sur les terres de leurs ancêtres serait un signe fort de reconnaissance de la mémoire de ce peuple.

 

 

Tindu, Nouméa, 2013
Tindu, Nouméa, 2013